6361 Guinée: Le sommet de la bêtise humaine avait atteint son paroxysme Où sont les balances pour peser les chagrins des peuples meurtris, et les trébuchets pour jauger les culpabilités. En tout état de cause, la guinée aujourd'hui est un pays assez banal, extrêmement moite, dont seul le courage et l´espoir évoquent avec dignité le destin de ses populations- cette banalisation de la vie dans ce pays reprend tout de suite le meilleur sur la "mort" à la quelle elle est confrontée. C'est un champs de ruine chaotique, à l'image Hiroshima et Nagasaki. Il ne fallait pas regarder de trop loin pour répondre aux interrogations de Albert Camus: une question toujours d'actualité<< Comment se forger un art de vivre dans un pays pareil>> Peut être c'est ce qui explique leur soulèvement, on ne saurait leur donner tort puisqu’une fois levées le rideau de la politesse; il faut observer le sable mouvant des argumentations, celles de prendre la population comme une cible facile. Ces gens ne souhaitent plus supporter les sévices et la pauvreté, inquiètent devant les comportements militaro-idéologiques de leurs dirigeants. L'état dans son élan de puissance doit y réfléchir. Aujourd'hui quand on réfléchi sur le vécu de ces populations, leur quotidien, leur souffrance, vous êtes positionnés vis-à-vis de la situation-et en ce moment que fait les autorités? Elle mène une véritable politique de<>contre une population qui demande protection et survie. Combien de temps faut il attendre pour comprendre que ces gens sont dans un<>. Quand les choses ne sont pas faites correctement, elles engendrent ce qu'on appelle la haine et la violence. Les impunités, les frustrations, s'accumulent et débouchent sur des scènes de guerre et de guérilla comme celles enregistrées lors des récentes émeutes. La tragédie est bien en marche dans cette contrée de l'Afrique de l´Ouest si aucune disposition n´est prise; nullement de faire une apologie de la violence ou un cautionnement de ces actes de vandalisme perpétré dans les courants des évènements; mais on ne répond pas à une manifestation légale par des représailles. Et comme cela ne suffit pas, le président enfonce le clou pour justifier son acte en instaurant un état de siège et la traque des citoyens. On a pas besoin d'autorisation pour faire ce que l'on doit aux peuples de Guinée. Le droit et la liberté sont invulnérables aux baïonnettes et aux canons: - tirez ce pays du sous développement et de l´obscurantisme est un devoir sacré pour tout être humain qui dispose de son droit à bien vivre, on peut le tuer! Un autre prendra la relève et l´histoire l´acquittera. Seule l´apocalypse pourra empêcher un peuple de s'exprimer. Ainsi on se pose la question jusqu'où un dirigeant peut-il se retourner contre sa propre société et lui ôter la vie? Face à la crise institutionnelle et économique que traverse la Guinée, il est de notre devoir, toutes sensibilités confondues de se poser la question: Y A T'IL UNE VIE APRES LA DICTATURE ? Oui dirait-on, et ce cas de figure se matérialise dans une partie de l´Afrique, Conakry, aujourd'hui simple illusion parfois même un mirage, elle était il y a quelques temps plus proches encore confinée dans le bruit saccadé des bottes et le crépitement des balles comme pour dire que le sommet de la bêtise humaine n'a pas atteint son paroxysme. Aux politiciens, on pourrait se contenter d'un médiocre ministre et peu soucieux de la vie de ces citoyens, sans se montrer au surplus mauvais perdant, et accepté de ses supérieurs sans que cela ne dérange personne. Le ton lui-même traduit le manque de calme et de sérénité des autorités face à cette crise. Il est loisible à toute personne aujourd'hui de venir voir en Guinée la "popularité" du président et de ses sbires depuis le début de la crise et la nomination d´un Premier ministre de consensus national in situ. Devant les floraisons d'allégations mensongères et les affabulations sur cette période creuse et les derniers rapports sur les tueries du 22 janvier 2007, marquent le point de rupture entre une volonté populaire et une autorité qui a perdu toute crédibilité. Prête en découdre avec les forces de l'ordre, au prix de leur vie, la population en masse, après les actes de vandalismes enregistrés dans les localités de la guinée, lance un signal fort au régime de Conakry pour un changement définitif. Le peuple de Guinée vient de loin, depuis les 26 ans du parti-état du feu Président Sékou Touré et les règnes impériales du Général Lansana Conté, tout indique dans ce pays rien ne sera plus comme avant. Le régime de Conakry ne voit pas plus loin que le bout de son nez, obnubilé par les fastes du pouvoir et l'argent du contribuable, qui au lieu de profiter des retombés économiques que génèrent ses industries, s'appauvrit cruellement dans un pays riche. En attendant avec retenu et conviction le nouveau gouvernement de Monsieur Lansana Kouyaté, Ce peuple ne veut plus de promesse et prend bien note que les serments en politiques prouvent toujours leurs inconstances. Et comme le dirait l'autre. M. Diakité pour www.kababachir.com Auteur: Maurice DIAKITE Date: 2007-03-13 21:41:37 conakry2.jpg . Catégorie: POLITIQUE |